Budget 2019 : les ministères perdants et gagnants

Les principales baisses de crédits dans le cadre du budget 2019 vont concerner le ministère du Travail et celui de la Cohésion des territoires. Parmi les ministères gagnants : la Défense et l'Éducation nationale.

Le gouvernement dévoile jeudi 12 juillet devant l'Assemblée nationale ses intentions pour le budget de 2019. Selon le document préparatoire au débat d'orientation budgétaire remis aux parlementaires, neuf "missions" verront leurs crédits diminuer par rapport au budget prévu pour l'année 2018. Dix-neuf missions verront au contraire leur budget augmenter, tandis qu'une dernière mission verra son budget se stabiliser.

Au total, le projet gouvernemental prévoit une hausse de 1,6 milliard d'euros des dépenses de l'État, hors charge de la dette et contribution au budget européen, une évolution "en ligne avec les objectifs", selon Bercy.

Le point sur les gagnants et les perdants.

Les gagnants

Les perdants

Le gouvernement a également réajusté certains crédits par rapport à ce qui était annoncé dans sa loi de programmation des finances. La Santé ou les Sports percevront plus qu'en 2018, mais moins que prévu pour 2019.  

Combien de suppressions de postes de fonctionnaires ?

Le document remis aux parlementaires ne précise pas le nombre de suppressions de postes de fonctionnaires induites par ces décisions budgétaires, un chiffre pourtant très attendu par les parlementaires.

Emmanuel Macron a promis au cours de sa campagne pour la présidentielle 120.000 suppressions de postes au cours du quinquennat, dont 50.000 sur le périmètre de l'État. Dans le cadre du budget 2018, 1.600 suppressions de postes avaient été décidées.

Un déficit à l'équilibre en 2022

Selon la trajectoire prévue par le gouvernement, le déficit public devrait atteindre 2,3% en 2019, puis 1,1% pour 2020 et 0,6% pour 2021, avant de revenir à l'équilibre (0%) en 2022.

Ces prévisions n'intègrent toutefois pas la reprise de la dette de la SNCF, décidée par le gouvernement, mais que Bercy n'a toujours pas intégrée à ce stade dans sa trajectoire budgétaire.